THE JANE DOE IDENTITY (André Øvredal, 2016)

509731.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxThe Jane Doe identity (titre original : The autopsy of Jane Doe). D’André Øvredal (le found footage The troll hunter). Royaume-Uni/États-Unis. 2016. 1h39. Avec : Emile Hirsch, Brian Cox et Ophelia Lovibond. Genre : fantastique/épouvante. Sortie France : 31/05/2017. Maté en salle le dimanche 4 juin 2017.

De quoi ça cause ? Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden (Brian Cox) et son fils (Emile Hirsch), médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium… (source : Allociné.fr)

Mon avis Télé Z : Découvrir en salle des bandes fantastiques défiant les formules à la mode est devenu très rare. Il serait donc dommage de passer à côté de cet intrigant The Jane Doe identity. Partant d’un point de départ original pour basculer progressivement vers l’inattendu, le long-métrage d’André Øvredal se montre captivant de bout en bout. Le cadavre en titre révèle ses secrets au fur et à mesure que l’autopsie avance, mais les conclusions de nos deux légistes se confrontent systématiquement à une réalité de plus en plus étrange. À mi-parcours, le surnaturel se fait plus insistant et fait bifurquer l’histoire vers le film de fantômes agressifs (avec à la clé, quelques jolis coups de flippe). Mais le script va bien plus loin et les indices bizarres égrenés tout au long du récit trouvent une explication dans les origines mêmes de Jane Doe. La prise en compte des souffrances de ce mystérieux personnage apporte un peu d’empathie à un milieu médico-légal réputé aussi froid qu’un corps allongé sur sa table d’opération (d’abord anonyme, l’autopsiée retrouve ensuite son identité). La relation père/fils possède aussi une réelle profondeur. Les liens unissant Tommy Tilden à son rejeton sonnent juste, sentiment renforcé par l’impeccable interprétation de Brian Cox et Emile Hirsch. Leur passé tragique trouve un écho dans les nouvelles épreuves qui les attendent. Pour autant, Øvredal ne laisse aucune échappatoire à ses protagonistes, d’où cette impression de mélancolie qui se dégage de l’ensemble. Il aurait été facile de dédramatiser le sujet avec une petite touche d’ironie, mais l’auteur de The troll hunter ne tombe pas dans ce piège. Les dissections, les organes et la nudité des défunts sont frontalement exposées à l’écran sans pour autant céder au voyeurisme morbide. Ce dispositif, galvaudé depuis par des séries telles que Les experts ou Bones, interroge ici directement le spectateur. Saurez-vous supporter la vue de ce déballage de tripailles en tout genre ? Savez-vous que la mort est à prendre au sérieux et qu’elle n’a rien d’excitant ? Si oui, vous serez sensible à The Jane Doe identity, série B adulte et finement pensée. Les aptitudes formelles de son réalisateur méritent également d’être soulignées. La mise en scène ample et soignée du norvégien rend immédiatement lisible les moindres recoins d’une bâtisse abritant une morgue en sous-sol. Et pas n’importe quel sous-sol : celui de la peur, du tourment et du chagrin. 4,5/6

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Brian Cox et Emile Hirsch s’apprêtent à découvrir ce qui se cache dans le corps de Jane Doe. Et forcément, ça ne sera pas beau à voir…

Auteur : Zoéline Maddaluna

Cinéphage électrique accro aux terrains vagues de l'imaginaire...

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