COMPARTIMENT TUEURS (Costa-Gavras, 1965)

Compartiment_tueurs_grandeCompartiment tueurs. De Costa-Gavras (qui a aussi tourné aux États-Unis : Missing, La main droite du diable, Music box, Mad city). France. 1965. 1h29. Avec : Yves Montand, Simone Signoret et Jean-Louis Trintignant. Genre : polar. Sortie France : 17/11/1965. Maté à la téloche le mercredi 15 mars 2017.

De quoi ça cause ? Une passagère d’une voiture-couchettes d’un train Marseille-Paris est retrouvée étranglée. Par la suite, plusieurs des autres occupants du compartiment où elle se trouvait sont assassinés, alors que la police tente de recueillir le témoignage de chacun. À la police judiciaire, l’inspecteur Grazziani (Yves Montand) et son assistant Jean-Loup Gabert sont sommés de mettre fin rapidement à cette vague de crimes… (source : Wikipedia.org)

Mon avis Télé Z : Pour son premier long-métrage, Costa-Gavras fait déjà preuve d’une maîtrise certaine. Si le futur auteur de L’aveu n’aborde pas encore les aspects politiques et sociaux de son cinéma, Compartiment tueurs n’en mérite pas moins sa place en première classe. Co-écrit par Sébastien Japrisot (d’après son roman, ce qui explique la qualité des dialogues), le script convoque d’abord une belle brochette de suspects, tous liés au meurtre mystérieux d’une Pascale Roberts toute jeune (et au regard troublant). Les choses se compliquent lorsque lesdits suspects se font flinguer un à un, ce qui réduit au fur et à mesure la liste des assassins potentiels. Comme chez Agatha Christie, la révélation de l’identité du vrai coupable est surprenante, la course-poursuite finale venant conclure une intrigue aux ramifications multiples. À cet art consommé du suspense, ajoutons le soin apporté par Costa-Gavras à l’image (un noir et blanc joliment stylisé) et à la mise en scène (la silhouette insaisissable du tueur au silencieux : une image qui aurait pu être celle d’un krimi ou d’un giallo). Cette ambiance de commissariat parisien du milieu des années 1960 – avec ses « gueules » qu’on interroge (excellent numéro de Charles Denner) et ses flics tantôt décontractés, tantôt nerveux – apporte aussi un cachet considérable à l’ensemble. Autre atout de Compartiment tueurs : son casting ciselé jusqu’au moindre petit rôle. Outre des têtes d’affiche qui en imposent (Montand, Signoret, Mondy, Trintignant, Piccoli), des visages familiers font leur apparition tout au long du film (le spectateur peut d’ailleurs s’amuser à les repérer). Du beau monde, devant comme derrière la caméra (n’oublions pas la très chouette bande originale de Michel Magne). 4,5/6

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Pascale Roberts, première victime du premier long de Costa-Gavras.

Auteur : Zoéline Maddaluna

Cinéphage électrique accro aux terrains vagues de l'imaginaire...

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