SPLIT (M. Night Shyamalan, 2017)

046535_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxSplit. De M. Night Shyamalan. États-Unis. 2017. 1h57. Avec : James McAvoy, Anya Taylor-Joy et Betty Buckley (la série Huit, ça suffit ! mais pas seulement : Carrie, Frantic). Genre : thriller/fantastique. Sortie France : 22/02/2017. Maté en salle le dimanche 26 février 2017.

De quoi ça cause ? Kevin (James McAvoy) a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher (Betty Buckley), mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey (Anya Taylor-Joy), aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats. (source : Allociné.fr)

Mon avis Télé Z : Après le bain de jouvence constitué par The visit, M. Night Shyamalan confirme son grand retour avec Split, son meilleur opus depuis Le village (2004). En pleine possession de ses moyens, le cinéaste orchestre un suspense qui – à l’image de son protagoniste – possède plusieurs visages. Commençant comme un thriller soigneusement enrobé de mystère, le film va semer petit à petit les graines de sa mutation jusqu’à un dernier acte ouvertement (mais sobrement) fantastique. Rappelons-nous que le génie de Shyamalan se trouve dans sa capacité à pousser le réel, le quotidien vers des rivages surnaturels totalement tangibles. À partir d’un trouble mental et de données scientifiques, l’intrigue accouche d’un « monstre » nourri par la souffrance humaine. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que la confrontation entre Kevin et Casey prend tout son sens et montre que la violence change bien souvent les victimes en bourreaux. La mise en scène méticuleuse de l’auteur d’Incassable (cadrage et montage sont réglés au cordeau) ne rate rien de cet affrontement aussi psychologique que physique et fait honneur au grand Hitch (la façon dont Patricia, la personnalité féminine de Kevin, est dévoilée à l’écran renvoie à Psychose). Impossible également de ne pas rester bouche bée devant l’audace d’un twist final qui en laissera plus d’un(e) sur le derche. Les possibilités offertes par l’ultime séquence de Split sont foutrement excitantes. Et pour éviter de spoiler, je ne m’étalerais pas sur la nature exacte de ce putain de rebondissement. En revanche, je peux vous dire à quel point la performance multiple de James McAvoy relève du grand art. Le Robbie Turner de Reviens-moi jongle ici avec plusieurs personnages, passe d’une émotion à l’autre sans prévenir et se montre capable d’être à la fois flippant, drôle et poignant. Face à lui, Anya Taylor-Joy ne démérite pas et défend admirablement un rôle complexe et ambigu dont les cicatrices, extérieures comme intérieures, sont indélébiles. Et autant dire que nous ne sommes pas prêts d’oublier les grands yeux noirs de la révélation de The witch. 5,5/6

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Anya Taylor-Joy tentant d’échapper à son passé et aux démons de son ravisseur…

Auteur : Zoéline Maddaluna

Cinéphage électrique accro aux terrains vagues de l'imaginaire...

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